La RE2020 (RT2020) prévoit que tous les nouveaux logements construits dès 2020 seront obligatoirement à énergie positive. Pour satisfaire les exigences de la RE2020 (RT2020), il faut préparer le secteur du bâtiment à la conception de l’énergie positive. C’est pourquoi l’association Effinergie à proposé l'année dernière son label Bepos-Effinergie 2013 qui a pour simple principe de consommer de l'énergie primaire non renouvelable dans le projet que l’on va progressivement diminuer et remplacer par la production d’énergie renouvelable.
Ce label est la base de ce que doivent être les bâtiments à énergie positive et envisage donc un protocole d’élaboration que tous les acteurs du bâtiment partageront dès 2013. Il concerne aussi bien les maisons individuelles ou bâtiments collectifs que les bâtiments communautaires construits en France métropolitaine. Il servira, fondé sur des expériences collectées par l’observatoire de la BBC, à faire évoluer les exigences et préparer aux nouvelles étapes avant que les BEPOS ne se généralisent selon la future RE2020 (RT2020).
La RE 2020 (RT 2020) mise sur les énergies renouvelablesAfin d'atteindre les 20 % d'énergie renouvelable d'ici 2020 et de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, la RT2012 demande l'utilisation d’une énergie renouvelable au minimum entrant en jeu dans la construction des maisons particulières. Il peut s'agir soit de l’utilisation de capteurs solaires thermiques pour produire de l’eau chaude, soit de poêle ou chaudière à bois, de panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité ou encore d’être raccordé à un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables à au moins 50 %. Un moyen de produire de l'énergie en vue de la RE2020 (RT2020) : le solaire passif. L'énergie est captée par les parties vitrées installées selon l'orientation de la maison. Ainsi l’énergie solaire est-elle stockée et accumulée pour chauffer l'eau par exemple ou produire de l'électricité. Il existe évidemment un surcoût initial par rapport à une construction traditionnelle mais souvent compensé par des aides fiscales. L’investisseur peut en tirer avantage au bout de 5 années grâce aux économies d’énergie réalisées.Les méthodes de construction à énergie positive sont déjà parfaitement en place en Europe du Nord et en Allemagne mais les projets d'immeubles à vocation tertiaire sont encore rares.
On peut optimiser l'usage de l'énergie excédentaire en la partageant directement avec les voisins plutôt que la reverser dans le réseau général, notamment pour la chaleur.
On peut citer quelques exemples de bâtiments à énergie positive déjà en place en FranceLe Siège du Groupe JF Cesbron à Saint Sylvain d'Anjou qui est doté de 401 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit, en façade sud et en verrière, de deux pompes à chaleur thermodynamiques, d’une ventilation double-flux nocturne. Sa consommation énergétique est même inférieure aux exigences de la RT 2012 avec 34 kWh m²/an, au lieu de 50 kWh m²/an.Le Green Office12, construit par Bouygues Immobilier possède une surface de 23 300 m2 en bioclimatique à Meudon, est présenté comme le premier grand bâtiment tertiaire à énergie positive en France. Il est doté d'une chaudière à cogénération biomasse et de 4000 m2 de panneaux photovoltaïques. En ce qui concerne les HLM, des logements sociaux construits à énergie positive ont été commandés par la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), 1 435 m2 divisés en 17 appartements familiaux, la plupart possédant 4 pièces, sur 6 niveaux à construire dans le 11e arrondissement. Le toit sera intégralement source d'énergie, produisant électricité et chaleur, pour un coût initial de 3 335 000 €.
Prospective et développementUn GIE « Enjeu énergie positive » cherche à favoriser la diminution de la consommation en énergie des futurs bâtiments collectifs et à augmenter leur production énergétique au moyen d’énergies renouvelables. C’est Bouygues Immobilier qui est à l’origine de ce projet avec Lexmark, Philips, Schneider Electric, Siemens, Sodexo, Steelcase et Tandberg.L'École des Ponts ParisTech, Eparmarne du Ministère de l'Écologie et le CSTB sont à l’initiative de la création d’un pôle novateur scientifique de recherche avec une vocation internationale dans le cadre du projet Pôle Ville de l'Université Paris-Est. Le laboratoire de ce pôle sera ouvert à 10 autres organismes spécialisés et laboratoires. L'Ecole nationale des ponts et chaussées a commandé un bâtiment ayant la capacité de surproduire de l'énergie. Son cahier des charges impose une surproduction minimale de 10 %, mais l'architecte a réussi à atteindre les30 % de surproduction d'énergie pour ce bâtiment fini à la fin de l’année 2012. Sur une période d’un siècle, cette surproduction devrait permettre de compenser l'énergie grise qui est consommée par la construction du bâtiment et la production des matériaux.
Un autre enjeu que l’on a identifié est d'associer une domotique à un réseau Smart grid, sorte d’Internet de l'énergie qui sert à orienter l’excédent d'électricité produite vers le besoin le plus proche pour éviter les pertes en ligne ou bien liées au stockage et déstockage. Les voitures électriques peuvent également servir de stockage tampon de la production excédentaire d'électricité. Vers 2010 des outils logiciels apparaissent et des modèles 3D qui permettent de positionner idéalement les panneaux solaires à travers les villes, ils sont également utiles pour prévoir l'ensoleillement des terrasses végétalisées. Un cadastre solaire est ainsi disponible pour tous les parisiens depuis 2 ans.
Un des défis de notre siècle, et avec la volonté d’une construction durable, est de réussir à adapter le bâtiment ancien à une partie des progrès que l’approche « énergie positive » a permis, tout en l’associant au concept de biodiversité positive.
Autres innovations prévues dans la construction des maisons prévues par la RE 2020 (RT 2020)Le concept de vitrage chauffant par exemple permet une fonction 2 en 1 avec des fenêtres qui font également radiateurs. Sa capacité d'isolation (seulement 7% de déperdition d'énergie) fait de lui un produit parfaitement adapté aux régions froides. L'autre avantage de ce dispositif tient dans la technologie à infrarouges. Puisque celle-ci ne brasse pas d'air chaud comme le ferait un radiateur à convection, il n'y a aucun déplacement de poussière et cela diminue également le risque d'humidité à l'intérieur de la maison. Les infrarouges sont par ailleurs recommandés par les spécialistes médicaux afin de lutter contre les douleurs articulaires.Le bloc béton en pierre ponce est le parfait matériau à utiliser pour les murs. La roche volcanique est naturellement isolante et respectueuse de l'environnement puisqu'elle est 100% recyclable. Légère, elle accepte également tout type de peinture et papier peint.